Retour du Désert Blanc

 Désert Blanc en EgypteRandonnée dans le Désert Blanc en Egypte avec un groupe. Compte rendu de  voyages dans le désert. Je vous le livre tel quel, car je trouve intéressant et instructif d’avoir un retour très technique, dépollué de tous les adjectifs enthousiastes et élogieux qui parsèment nos descriptifs de voyages. Nos superlatifs ne convainquent plus personne !

VOLS : Les vols étaient opérés par la compagnie égyptienne AMC sur des BOEING 737. Tarifs charters, prestations charters : le service à bord est très limité et les repas de piètre qualité. Horaires respectés à 10 minutes près. A l’aller, il y a eu une escale de 45 minutes à Sharm El Cheikh.EQUIPE LOCALE : Nous avons eu un chauffeur pour les transferts Le Caire – Désert Blanc – Le Caire. Ensuite, sur place l’équipe était composée d’un guide francophone (Mohamed), d’un cuisinier (Walid) et d’un chauffeur pour le véhicule de logistique. Ce chauffeur a été remplacé en cours de circuit sans explications.

REPAS : Excellente prestation du cuisinier. Matin : thé ou café – pain – confiture – miel – fromage
Midi : un jus de fruit. Ensuite, il y avait différents produits pour se faire des sandwichs aves du pain local. Concombres, tomates, carottes et autres légumes. Houmous et autres mezze. Orange ou banane. Thé.
Fin après midi : à l’arrivée au bivouac il y avait du karkadé (infusion de fleurs d’hibiscus) avec des biscuits.
Pour le dîner, une soupe différente chaque soir (lentilles, tomates, légumes variés). Un plat (poulet + riz – spaghetti bolognaise – pâtes avec ratatouille). Fruits. Thé, café ou karkadé.

RANDONNEES : Les randonnées se déroulent sur 6 jours. 1h le J2 et J7, après le transfert aller et avant le transfert retour. Les autres jours, il y a 5h de marche, réparties équitablement entre le matin et l’après-midi. Il n’y a aucune difficulté pendant les randonnées, le terrain est plat, à l’exception de 2 passages très courts où il faut gravir des dunes. Les J 3 et 4, le désert est totalement nu sans végétation et le paysage est composé de blocs de calcaires parfois assez massifs, perdus dans les dunes. Les J 5 et 6, nous passons de l’autre côte de la route qui relie Bahareya à Farafra et le paysage change. Une végétation rase fait son apparition. Acacias et petits tamaris, ainsi que quelques herbes éparses. Les blocs de calcaires se mêlent désormais à des plaques de granit ou de roche volcanique.

HOTEL : Nous sommes descendus à l’hôtel Pharaohs. Cet hôtel est en partie en réfection. Il est bruyant, pas très propre et vieillissant. André m’a dit que son contrat ne prévoyait que les chambres refaites, mais cela n’a pas été le cas pour la 1ère nuit et uniquement en partie pour la 2nde nuit, à la fin du séjour. Dorénavant, ce sera uniquement l’hôtel Victoria qui sera utilisé.

JOUR / JOUR :

J1 : PARIS – LE CAIRE
Le décollage a lieu à Roissy à 14h15. Le vol prévoit une escale à Sharm El Cheikh, où nous arrivons à 20H00. Après 45 minutes d’escale technique nous repartons, pour arriver au Caire à 21h45. Là, un transfert en minibus nous emmène à l’hôtel Pharaohs. Cet hôtel est situé près du Nil, à la limite entre Le Caire et Gizeh. Son aspect un peu vieillissant laisse à penser qu’il porte bien son nom…

J2 : LE CAIRE – DESERT BLANC
Lever à 07h30 et petit-déjeuner à 08H00. Il n’y a déjà presque plus rien à manger, ni à boire… Un groupe important est passé avant nous les cuisines de l’hôtel ne sont pas très réactives. A 08h30, départ pour le site des pyramides et du Sphinx. Nous restons 2h sur place. Mohamed nous fait une explication culturelle pendant 30 minutes, ensuite visite libre. Un brin de déception s’empare du groupe car le site est sale et trop proche des habitations. Le mythe est un peu écorné… Mais ce sont quand même les pyramides ! A 11h00, départ pour le désert. Il y a 360kms jusqu’à Bahareya, puis 170 jusqu’au désert. Arrêt déjeuner vers 13H00 dans une cafétéria très sommaire, très Bagdad café. Mais aucune autre alternative sur le trajet. Nous reprenons la route vers 14h00. A l’entrée « administrative » du désert blanc, Mohamed nous demande nos passeports pour faire des photocopies. La zone est déserte, et il « galère » pour trouver un photocopieur… Finalement, il trouve son bonheur dans l’arrière boutique d’une épicerie. Il fait les formalités, mais aucune taxe n’est demandée à ce moment là. Arrivée au rendez-vous avec le 4X4 un peu avant 18h00. Nous allons au bivouac avec la lampe frontale. Installation, dîner et nuit à la belle étoile car personne ne veut de tente.

J3 : DESERT BLANC
Lever entre 07h30 et 08h00 tous les jours avec à chaque fois un paysage différent où les formes étranges des monticules calcaires s’adaptent à l’imagination de chacun. Petit déjeuner et départ pour la 1ère randonnée. En milieu de matinée, le vent se lève (avec le sable…) et il ne faiblira que très rarement pendant tout le séjour. A chaque pause, Mohamed propose des dattes. A 12h30, nous déjeunons dans un endroit abrité pour essayer de nous protéger du vent. Ensuite, sieste pour tous. Nous repartons vers 15h 30 pour 2h de marche. Puis, installation du bivouac vers 17h30.

J4 à J6 : DESERT BLANC
Les journées s’organisent sur la même base les jours suivants. A noter, quelques couacs dans la communication entre Mohamed et son équipe pour déterminer les bivouacs. Pas évident de s’entendre sur le lieu de bivouac le mieux protégé ! Le J4, un véhicule de la police du parc du Désert Blanc nous a interpellés pour payer les taxes. Mohamed négocie avec eux et au final, il paye 600 LE pour le groupe. Nous lui remboursons donc chacun 60 LE, mais le groupe trouve cette façon de faire pour le moins étrange… Mohamed nous explique que c’est tout à fait normal… Nous en déduirons que la logique égyptienne n’est pas la même que la logique française, et ce, à plusieurs reprises. Les paysages se suivent mais ne se ressemblent pas. Les formes et les couleurs évoluent. Le calcaire fait parfois place au granit ou à la roche volcanique et le tamaris fait place à l’acacia.

J7 : DESERT BLANC – LE CAIRE
Départ à 08h00 pour 1h de marche afin de rejoindre le minibus. Notre randonnée arrive à sa fin et nous regardons tous une dernière fois les paysage de ce désert qui nous a souvent donné l’impression de déambuler sur les sentiers d’une planète lointaine. Philippe, le « chef » de groupe remet l’enveloppe avec les pourboires à l’équipe locale. Une des plaies de l’Egypte…
Arrêt à Bahareya pour déjeuner dans un beau jardin. Mohamed avait acheté des barquettes toutes prêtes dans une épicerie (falafels et frites froides…). Il nous propose ensuite d’aller voir des sources chaudes, mais le site est fermé le vendredi. Il nous demande donc si nous préférons aller au musée des momies ou plutôt rentrer au Caire pour aller ensuite au souk de Khan El Khalili. Tout le monde préfère rentrer pour prendre une douche et aller ensuite au souk.
Arrivée au Caire vers 17h00 et installation à l’hôtel Pharaoh, qui n’a pas rajeuni… A 19h00, Mohamed nous accompagne au souk en métro. S’engage alors une traversée impressionnante de la plus grande ville du continent africain. Un bruit et un mouvement incessants rythment la vie des cairotes. Il n’existe aucune règle dans ce flot de circulation permanent et traverser la rue s’avère pour le moins périlleux !!! Nous dînons dans un petit restaurant, puis faisons une balade dans le souk. En fin de soirée, nous prenons un thé en terrasse dans le quartier du souk, puis retournons à l’hôtel alors que la ville conserve toujours cette frénésie.

J8 : LE CAIRE – PARIS
Rendez-vous fixé à 09h00 au musée du Caire avec Mohamed. Le groupe apprécie beaucoup cette démarche car cela n’est pas du tout prévue dans sa prestation. Visite du musée avec les explications de Mohamed au milieu d’une foule qui nous rappelle l’activité nocturne de la veille.
Ensuite, le groupe est laissé libre jusqu’à 14h30, où un transfert est prévu entre l’hôtel et l’aéroport. Pour ma part, je vais en taxi dans les bureaux pour rencontrer André. Je lui fais part de toutes mes remarques. Il les note et me précise qu’il va en prendre compte pour l’avenir. Ensuite, il m’emmène à l’aéroport et vient saluer le groupe. Décollage à 17h45 et arrivée à 22h00. Le retard est du à un fort vent qui empêche l’avion d’atterrir à l’heure. Il tournera donc plusieurs fois au dessus de Roissy avant d’atterrir sous la pluie. Le commandant annonce un temps humide et une température de 12°, ce qui nous ramène définitivement à la réalité … Le rêve a pris fin mais nous convenons tous de rester en contact.