l’Huile d’Andiroba en Cosmétique: un puissant allié pour la peau des hommes!

Huile d’Andirobal’Huile d’Andiroba  est adoucissante et protectrice pour le soin du visage homme  et pour la peau (on peut tester sa propre réaction en cas d’eczéma ou de psoriasis). décontractante et légèrement antalgique pour les muscles et les zones articulaires (bonne huile de massage pour les sportifs) légèrement répulsive pour les insectes piqueurs.

Les mille et une vertus de l’Huile d’Andiroba en Cosmétique. Cette semaine, nous partons au Brésil et plus précisément en Amazonie, à la découverte d’une huile médicinale et cosmétologique.

Le Carapa guyanensis est un grand arbre, assez commun dans la forêt primaire d’Amérique du sud et les vieilles forêts secondaires des Antilles.
Les graines de Carapa (andiroba au Brésil) fournissent une huile qui contient des substances répulsives pour les insectes, qui protège la peau des agressions extérieures et qui par ses propriétés cosmétologiques l’embellit. Les indiens d’Amazonie connaissent depuis longtemps cette huile dont ils s’enduisent quotidiennement. Elle est utile comme liniment et comme huile de massage car légèrement anti-inflammatoire, elle adoucit également les peaux irritées.

fruit-carapa Huile d’Andiroba Le fruit du carapa (andiroba) est une capsule ligneuse à 4 angles de 7 à 10 cm, qui contient 10 à 12 graines. Il existe plusieurs techniques pour en extraire l’huile. Les indiens des Guyanes font bouillir longuement ces graines oléagineuses, puis ils attendent quelques jours que l’huile se collecte dans les téguments ramollis et légèrement pourrissants ; ils la recueillent ensuite en exposant la masse des graines au soleil dans un récipient naturel, le spath d’un palmier, dont une des extrémités est percée. L’huile s’écoule lentement par gravité. Dans certaines régions du Brésil on collecte les noix qui flottent dans les cours d’eaux et on recueille l’huile après pourrissement des graines, par chauffage ou en les pressant.

Ces techniques traditionnelles donnent une huile colorée en brun ou rouge et qui ne se conserve pas longtemps. En utilisant des moyens mécaniques plus modernes on obtient une huile « vierge » jaune pâle de première pression à froid de bonne qualité. Par la technique traditionnelle 6 kg de graines donnent environ 1 kg d’huile et au moins 2 fois plus par des moyens modernes.

C’est une huile dominée par l’acide oléique et qui se fige aux basses températures.

Les populations amérindiennes mélangent l’huile d’Andiroba avec du roucou (pigment rouge de Bixa orellana), que l’on retrouve également dans le soin 3en1 en cosmétique homme.
Le roucou est très esthétique et possède un pouvoir magique repoussant les mauvais esprits. Le carapa, quant à lui, a le pouvoir de protection physique ( froid et pluie, démangeaisons, insectes).

Chez les créoles guyanais, on s’en servait pour traiter toutes sortes de dermatoses : eczéma infectés ; brûlures dues aux plantes urticantes ou au latex caustique, piqûres d’insectes (l’effet calmant et anti-inflammatoire est remarquable). Cette huile possède des propriétés protectrices pour la peau car, malgré leur vie au grand air dans un milieu hostile (plantes sauvages, insectes piqueurs) les indiens ,qui vivent très souvent nus, ont en général une belle peau.

Au Brésil on utilise communément l’huile d’andiroba (c’est le nom portuguais) dans les grandes villes comme huile de massage (massage thérapeutique, arts martiaux) et pour calmer les irritations cutanées, soigner les petites plaies ou les contusions.

Enfin c’est une huile cosmétologique donnant brillant et souplesse à la chevelure (tout en éloignant les poux).

Pour la Cosmétique, l’huile d’Andiroba est donc :

Elle est d’ailleurs utilisée en Amérique du sud pour soigner le bétail (plaies, tiques et parasites de la peau).
L’huile brute ou vierge non purifiée est la seule réellement efficace, associant l’effet trophique calmant des corps gras à l’effet anti-inflammatoire, antiprurigineux des triterpénoïdes-limonoïdes.

Il fut un temps où on en faisait du savon au Brésil où elle est commune .

Aux Antilles sur l’île de la Dominique, les survivants des indiens Caraïbes en vendent quelquefois mais il est difficile de savoir si c’est de l’huile pure, elle est assez souvent mélangée à de l’huile de ricin plus facile à obtenir ; d’ailleurs les créoles antillais confondent les deux huiles qu’ils appellent indifféremment huile de carapate.

Le carapa est maintenant considéré comme une espèce à protéger en Amérique du sud à cause de la déforestation et de la surexploitation du Carapa pour son bois, qui ressemble à l’acajou odorant (Cedrela)

source : http://www.phytomania.com/