Les perspectives touristiques dans l’ouest du Sahara

voyage ouest saharaDébut juillet, (avant mon départ en voyage dans le désert …) les perspectives s’annonçaient positives concernant le tourisme saharien : 2 vols étaient annoncés sur la Mauritanie, on constatait une reprise dans des zones depuis longtemps délaissées du Sahara algérien comme Timimoun ou Ghardaïa et on parlait même d’un vol charter sur Agadez !

Depuis le tableau s’est malheureusement assombri : opération militaire franco-mauritanienne dans les confins du Sahara malien contre Al Qaïda, assassinat de l’otage Michel Germaneau, menaces d’Al Qaïda et mises en garde de Paris. A priori une situation peu propice au voyage.

Mais il est une autre lecture.
On pourrait assister en effet à un tournant dans la lutte contre Al Qaïda dans la zone sahélo- saharienne et les groupes de terroristes et de trafiquants pourraient être confrontés à une impunité moindre. L’article du CRIDEM, un site d’information mauritanien, en donne une lecture intéressante. D’autant plus qu’il semble qu’il y ait un début de collaboration entre les pays de la région. Il est clair en tout cas que la Mauritanie est en train de se donner tous les moyens pour sanctuariser son territoire. Les contrebandiers en ont déjà tiré les conséquences car ils reprennent déjà des itinéraires passant plus à l’est.

Par ailleurs, le Sahara est vaste, et le tourisme, que ce soit en Mauritanie ou dans le sud algérien, aborde pour l’essentiel des régions qui resteront toujours difficiles d’accès aux islamistes : l’Adrar mauritanien, le Hoggar, le tassili des Ajjers… De même, la zone d’opération de Al Qaïda correspond à des zones désertées par les voyageurs depuis longtemps, le nord Mali pour l’essentiel.
Il faut donc faire la part des choses et ne pas globaliser derrière un principe de précaution outrancier. Godot, le président d’ ATT, l’association qui regroupe la plupart des agences de voyage opérant dans le Sahara, résume bien la position de la profession.

A suivre donc.
Mais il est à espérer, surtout pour les populations, que cette zone retrouve le calme. Sinon, les amateurs de désert porteront leurs pas vers le nord et l’est du Sahara (Maroc, Tunisie, Libye, Egypte ) ou vers le Moyen Orient ( Jordanie, Oman), comme ce fut le cas en 1993 avec la fermeture de l’Algérie. Mais pour l’instant, il est prématuré de dramatiser et la mise en place des vols charter vers Atar, Tamanrasset et Djanet reste d’actualité.
Rendez vous début septembre !