Football : quelques statistiques impressionnantes à retenir en 2018

Véritable religion pour certains, discipline pleine d’opportunités pour d’autres, symbole de fierté nationale pour bon nombre de pays, le foot ne cesse de fasciner par les changements qu’il opère dans le monde. L’art du ballon rond n’est pas qu’un simple divertissement ou un sport dans lequel le seul objectif est d’entretenir la santé physique. Loin de là, le football est non seulement le sport le plus populaire dans le monde entier, mais également une passion tant pour les fans que pour les joueurs qu’ils soient amateurs ou professionnels. Il peut représenter une manière de vivre, d’exister, d’exprimer des émotions et bien d’autres choses encore. Sous un autre angle, les clubs de football sont devenus de véritables entreprises avec des chiffres d’affaires extrêmement étonnants. Le foot, c’est aussi du business, du marketing, de la diplomatie et bien d’autres domaines majeurs. Une réalité que l’on peut facilement constater à travers quelques statistiques impressionnantes.

Une dépense de plus de 4 milliards d’euros en indemnités de transfert

Tous les rapports, concernant les transactions financières générées par les grands championnats européens, sont unanimes : les dépenses en indemnités de transfert se sont considérablement accrues ces 5 dernières années. Bundesliga, Serie A, Ligue 1, Premier League, Liga, toutes les rencontres sont touchées par cette propension à dépenser. Peut-être est-ce dû à la concurrence ? Ou est-ce tout simplement l’une des règles impitoyables des affaires ? Dans tous les cas, l’addition est assez faramineuse.

En effet, on est souvent abasourdi par les sommes exorbitantes utilisées dans les transferts internationaux et qui font la une des journaux tout en provoquant des polémiques partout dans le monde. D’après les statistiques, les 7 plus grands clubs anglais (Manchester United, Liverpool, Manchester City, Arsenal, Chelsea, Tottenham et Everton) auraient engagé, à eux seuls, plus de 4 milliards d’euros sur le marché des transferts. Manchester City est en tête de la liste des plus dépensiers avec un montant dépensé de 976 millions d’euros. Mais l’Angleterre n’est pas le seul pays où l’on enregistre de si grands flux financiers. D’après les chiffres, l’équipe française du PSG a investi une somme de 788 millions d’euros et se retrouve même en deuxième position devançant très légèrement le Manchester United (786 millions). Le Real Madrid, qui pourtant se trouve si souvent pointé du doigt quand on parle de dépenses, de son côté n’arrive qu’à la 8 e place du classement avec ses quelques 447 millions d’euros.

Bien sûr, les résultats des analyses ont montré que la plus grande partie (soit 67 %) de l’argent investi dans le football reste à l’intérieur des championnats et que les dépenses concernent surtout les joueurs « stars » de chaque équipe (les détails sont disponibles sur le site football-addict.com). Cependant, avec ce rythme effréné, le déficit qui est déjà de 7,29 milliards pour l’ensemble des championnats ne fera que s’alourdir dans les années à venir.

50 % des joueurs européens sont des footballeurs étrangers

L’équipe française de la Coupe du Monde 2018, avec son incroyable  performance, a généré beaucoup de réactions sur la toile. Non pas le fait que les Bleus ont remporté le Mondial, mais que l’équipe était constituée en grande partie d’étrangers. Bien sûr, les avis diffèrent quand on parle de ce sujet assez délicat. Cependant, comme on le dit si bien, les chiffres ne mentent pas. Si l’importation de joueurs professionnels remonte à 1930, aujourd’hui le nombre de footballeurs étrangers partout dans le monde est considérablement élevé. Les dernières statistiques nous montrent que 50 % des effectifs européens sont des footballeurs étrangers et que la majorité de ces joueurs occupent les postes d’attaquants et de gardiens. Angleterre, Allemagne, Espagne et Italie, toutes ces grandes ligues européennes avec la France recrutent désormais des joueurs étrangers. En effet, les Bleus ne sont pas les seuls à compter des joueurs étrangers et d’origine africaine. Les Diables rouges de la Belgique affichent aussi de leur côté une présence importante de joueurs étrangers. Par exemple, suite aux résultats des championnats d’Europe, on a pu découvrir 58 joueurs africains ayant montré des performances remarquables pendant les matchs.

La tendance affiche une nette croissance ces dernières années et devrait largement se poursuivre selon les estimations des analystes. Effectivement, des études ont démontré que jamais le nombre de joueurs étrangers n’a été aussi élevé que ces dernières années dans les championnats européens. Par ailleurs, l’Europe n’est pas le seul continent où l’on constate cette forte présence étrangère puisque la MLS (Major League Soccer) et les clubs asiatiques sont aussi concernés. Par exemple, on peut parler des clubs de foot en Chine qui adhèrent un peu à cette internationalisation, même si la politique sur les joueurs étrangers est encore assez restrictive dans le championnat chinois. En fait, il est prévu que le nombre de joueurs étrangers autorisé est limité à 4 pour cette année 2018, si 3 joueurs uniquement sont autorisés à jouer un match.